Les étudiants de nos jours

Hier soir, en discutant avec Dom par téléphone, je me suis rendu compte que je ne parlais pas beaucoup de mon quotidien, de mon environnement. Pourtant, observer est une activité que j’adore. Je dois avoir un gène de voyeurisme quelques part. J’aime repérer les caractères des gens, en déduire ou classer les gens dans des stéréotypes.

Les gens que je côtoie beaucoup en ce moment c’est les étudiants. Pour cause, je suis étudiant. Et d’où je viens, il existe encore une certaine mixité sociale pour observer des profils et des manières d’agir assez diffèrent.
Que ceux qui me connaissent, et qui lisent ce blog dans mon dos pour en parler entre eux ne prennent pas tous les exemples pour eux, c’est un grossissement des traits d’une génération enchaînée à une même galère, ayant pour mêmes rivages : le monde du travail.

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Par où commencer ? Il y en a plein qui me viennent soudainement en tête… Allez, pour faire simple, on va faire du plus supportable à son mauvais jumeau :

L’étudiant studieux : En général, celui-là, vous le reconnaissez assez vite. Il est toujours devant, tend l’oreille vers le maître de cérémonie, buvant ses paroles comme des saintes Écritures (punaise, j’ai l’impression de me voir en cours de Droit). Lui, il note tout, fait répéter le professeur sur chaque mot écorché, ou oublié dans le flot d’informations. Il ne parle jamais, sauf quand il sait une réponse ou qu’il en veut une.

Dans la classe supérieure, vous avez l’élève transparent. Il ne parle pas, ou peu. Il note, prend son cours et s’en va. Peu de contacts, juste le nécessaire. Lorsqu’un cours lui semble inintéressant, soporifique, il le fait savoir en s’agitant un peu.

Puis il y a l’élève qui à besoin qu’on le remarque. C’est en quelques sortes la tête de gondole dans le supermarché. Si vous ne l’avez pas vu, c’est que vous avez loupé (sa) la promotion. Il est là au milieu des élèves, une foule compacte autour de lui, une visse dans son écrou tant il tourne facilement de la tête. Les professeurs, aiment rires avec eux, ou aiment se défier mutuellement à celui qui imposera ses règles du jeu.

Il y a ensuite le superficiel. À partir de là commence la frontière entre ceux que je supporte, et l’autre monde. Ils fréquentent les milieux in, ne jurent que la haute couture et les soirées où l’alcool coule à flot. Je dirai même que ce dernier est presque à la base de leurs loisirs. Leurs conduites sont guidées par leurs hormones et bien entendu trouvent toujours leurs marques dans le monde de leurs semblables. En effet, cette élite (façon de parler) ne se mélange pas et méprise les autres.

Montant en gamme, il y a les intégristes politiques. Je n’ai rien contre la politique, mais en parler avec eux devient très vite un enfer. Pour commencer ils ont la carte de membre (chez moi c’est bien entendu de l’UMP) et l’exhibent avec fierté, comme membre d’une confrérie, gobant les paroles de la sainte propagande, et vénèrent St Nicolas leur candidat, le défendant au point d’en devenir ridicule à mes yeux. S’il y a bien une raison pour laquelle je ne supporte pas Sarkozy, c’est à cause de ses sympathisants (mais on trouve les mêmes un peu partout dans chaque parti).

Enfin, il y a celui qui a pris un abonnement à la carte, venant quand ils en ont envie, quitte à déranger un cours. Ils ne font rien, et se débrouillent toujours d’une part pour le faire savoir, puis d’autre part s’arrangent plus ou moins avec les professeurs avec des explications à dormir debout, voir des certificats de maladies à foison pour obtenir des délais supplémentaires…

4 commentaires à “Les étudiants de nos jours”


  1. 1 Manou 24 mai 2007 à 12:14

    Uh uh ?? Vous vous appelez le soir avec Dom ;o))) Je dis ça, je ne dis rien !! Mouah ah ah

  2. 2 Stephane 24 mai 2007 à 17:43

    Manou > oui, mais qu’une seule fois pour l’instant, et j’en garde un bon souvenir et encore un sourir en y repensant ;)

  3. 3 Dom 25 mai 2007 à 18:18

    Nan mais ?
    De quoi j’me mèle miss Manou ??
    Que oui, d’abord, on s’appelle, si on veut !

    Supers ces portraits ! J’adore en particulier la tête de gondole qui me rappelle quelques souvenirs.
    Je n’ai jamais été en fac, donc je ne connais pas ces ambiances là, mais en école d’art où le caractère le plus courant est “l’artiste incompris”, il fait de la daube, mais il la vend si bien que tout le monde marche, surtout les profs !

    Puis la photo, elle est très sympa aussi, il était au courant celui qui tourne la tête ? J’espère que c’est un pote à toi.

  4. 4 Stephane 25 mai 2007 à 18:52

    Dom > Je vais te rédiger un peu plus souvent des articles de ce type là. L’artiste incompris on en avait au lycée. Il gribouillait sur ses cahiers, aimait les montrer. Nous on en rigolais souvent, car on reconnaissait certains de nos professeurs dedans.

    Quant à la photo, elle n’est pas demoi, mais vient de ta banque d’image ;)

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