Quand j’étais petit, je voulais être…

Je viens de découvrir ce soir que mon amie Dom me demandait de lui exposer mes rêves d’enfant concernant mon avenir… Quand je serai grand… ou du moins que j’étais petit, je voulais être:

Outre le fait de devenir pompier, flic, super commando, à force de prendre un peu de plomb dans la tête, j’ai commencé à relativiser mes objectifs et voir les choses en grand.

J’ai donc rêvé devenir pilote de ligne. L’envie m’est venue un jour, alors que je devais avoir 7 ou 8 ans. Je m’en souviens encore. Je voyageais seul, sans mes parents, en avion pour me rendre chez ma grand-mère maternelle à Varsovie pour Noël. Une hôtesse vient vers moi, et me demande en polonais si je souhaite voir la cabine du Boeing. Moi, ne sachant pas à quoi ressemblais les commandes d’un avion, à part bien entendu l’image du vieux manche à ballais qu’on voit dans les films où le mec avec sa grande moustache et son blouson en cuir abat un avion ennemi à la mitraillette. Alors je la suie, à l’avant de l’appareil, où elle pousse une porte et face à moi: le ciel nuageux collé sur un patchwork de boutons lumineux. Je reste là, durant plus de dix minutes, à observer ces deux hommes conduire cet oiseau d’acier, en pressant des boutons. L’envie de devenir pilote été née.
Mais vu mon niveau d’anglais à l’époque, on aurait eu droit à des accidents aériens tous les jours ! J’avais lu une fois que les probabilités d’un crash d’un avion pouvaient se résumer par l’alignement parfait des trous d’un gruyère, où chaque trou étaient une faille non colmatée. Avec moi, vous pouviez être sûr que les trous pouvaient être non seulement alignés, mais convergeant vers un centre gravité universelle sur terre: le sol !

Pompier 009

Puis j’ai voulu être médecin en cinquième. Autant dire les choses clairement et sans tabous, l’humanitaire au fin fond de Jenesaispasoù n’a jamais été mon truc. L’envie m’a effleuré un jour dans la salle d’attente de mon médecin, où je comptabilisais le nombre de personne avant moi dans la file d’attente (5 ou 6 personnes) et l’estimation du temps nécessaire pour chaque client (15 minutes en moyenne)… bref, mon cerveau a fait le raccourci suivant: 4 clients par heure, en raison de 12h de travail par jour à 20€ la consultation, fois 31 jours: 29 760€ !!!! JE VEUX ETRE MEDECIN MAMAN !!!!

Mais à l’dée du voir du sang, et surtout de devoir manipuler la vieille toute fripée m’a fait prendre conscience d’une chose: j’aurai pas souvent une belle blonde, avec de longues jambes assises dans ma salle d’attente les prochaines décennies ! Alors j’ai voulu devenir prof de bio. Mais là erreur de parcours, malgré mes bonnes notes en cette matière, les maths n’étaient pas trop mon truc (la géométrie pour être précis) et je me suis orienté vers les sciences économique.
J’adore l’économie. Rien que le fait de raisonner en terme de coûts, productivité, spéculations, etc… et me voilà lancé dans une envie de prendre des initiatives pour entreprendre.

La suite vous la connaissez, après un bac ES, me voici embarqué pour 5 ans en école de commerce. L’objectif après ces études seraient soit de monter une entreprise, soit de travailler dans la finance.

Les années passants, les rêves deviennent non plus des phrases qu’on lance comme ça a ses parents… mais des buts que l’on se fixe, dictés par un consensus entre possibilités lié à ses aptitudes et souhaits de réussir sa vie, sans oublier de faire un métier pour lequel on aime se lever chaque matin.

Au fait je fais passer la chaîne à Pierre et Pierre dont je suis curieux de connaître les rêves d’enfances concernant leurs choix de métiers.

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2 commentaires à “Quand j’étais petit, je voulais être…”


  1. 1 Dom 30 mar 2007 à 12:55

    C’est bien des rêves de garçon, pilote, médecin (les filles elles veulent toutes devenir vétérinaire ou maitresse).
    Mais ne sommes nous pas quelque part un peu formatés par notre entourage et notre éducation ?
    Même si, comme moi, on a été élevé par des parents très open mind, on reste sensible aux clichés qui nous entourent.
    L’économie, c’est un choix très “raisonnable” de nos jours, et avoir l’envie d’entreprendre c’est vital pour avancer.
    Concilier ta soif de créer et ton goût pour l’économie en devenant plus tard ton propre patron, et continuer à rêver, surtout.

  2. 2 Stephane 30 mar 2007 à 20:11

    Dom > bonne synthèse :)

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