Je viens de passer un des pires moment de ma vie ce soir…
Suite à un conflit entre ma mère et moi même, nous nous sommes emportés, et mon père au milieu de ça à commencer à ressentir des douleurs à sa cage thoracique et à avoir du mal à respirer… On a traversé la cours pour aller au urgence (soit 200 mètres environ), moi tenant mon père par le bras, espérant au plus profond de moi arriver à temps…
J’ai pris peur à la moitié du chemin, lorsqu’il a voulu reprendre son souffle… moi j’étais là, impuissant, mon regard affolé entre descendre les quelques marches restantes ou le laisser respirer un bon bol d’air…
Mon père, c’est celui qui calme le jeu entre moi et ma mère… deux tempéraments similaires elle et moi: deux boules de nerfs qui se lancent des méchancetés en plein visage… mais ce soir, mon père n’était pas là pour nous séparer, nous raisonner… il souffrait encore plus que nous… et il en a souffert.
J’aime mon père, je le dis pas souvent, même rarement, mais je l’aime… je me sens bien avec lui, il me laisse profiter de ma vie, arrondie les angles avec ma mère tyrannique, me couvre… et moi comme un con ce soir, j’assiste impuissant…

Les urgences sont là, je confie mon père à l’infirmière… on m’invite à m’asseoir en salle d’attente… je craque… je ne contiens plus mes larmes… je commence déjà à imaginer le pire…. la petite TV à ma droite diffusant la Star Ac’ est un supplice à supporter… je suis là dans mon fauteuil, à creuver de chaud… les urgences vivent ce soir plus calmement que d’habitude je trouve….
Je croise des amis de travail avec qui j’ai travaillé en juillet, on me réconforte… mon médecin favoris des urgences pédiatriques est là… toujours aussi sympa, me réconforte… mais les larmes ne s’arrêtent plus, je sens ma gorge se nouer… je décide donc de retourner voir mon père… et je me rends compte que ma mère n’est pas là!
J’appel la maison… mais personne… je m’énerve et je recommence… mais personne, toujours cette boîte vocale ! Là encore, malgré la dispute avec ma mère, je ne prends pas le temps de réfléchir, je me dirige vers la maison, dans la crainte de la trouver elle aussi dans le même état que lui… je la croise en chemin… elle marche tête baissé, moi je cours… et elle me demande avec une crainte dans la voix “Il est mort?” … je me rappel que j’ai quitté les urgences qui étaient dans le calme… ne voyant pas de médecins s’activer, je la rassure: “il va bien“…
Je retourne, et j’attends, les larmes me viennent, mais là je les ravales… Les minutes passent… mon père vient vers nous fatigué… mais en marchant… je me sens mieux…
On attends là, à attendre le rapport des médecins… “Tout va bien“… c’est con à dire… mais je trouve ses mots soulagent… mon père dormira à la maison… du moins je suppose… car moi, j’aurai le sommeil léger cette nuit…
Désolé pour la structure de ce billet, je ne veux pas le relire, ni y toucher… il est le témoignage de mes sentiments immédiats… je ne cherche pas à lui donner une forme… mais une catharsis de ma peur en ce vendredi soir.
Merci à Rems, que j’ai oublié de citer dans mon billet… tu as été gentil de proposer ton aide et d’autant plus lorsque tu m’as appelé… mais je n’avais pas l’envie d’y répondre, j’espère que tu me comprendras…
Stéphane C.







Désolé, je ne lis ce billet que maintenant.
J’espère que ton père va mieux.
Je me doute que la peur que tu as eu doit être inimaginable.
Je reviens à la Défense à partir de la semaine prochaine et jusqu’à Noël.

On se voit quand tu veux
@ et tout mes voeux de prompt rétablissement à ton père
Dam_drums > Belle peur en effet

On s’organise un déjeuné la semaine prochaine alors si tu peux
No problemo, je t’appelle pour qu’on se trouve un creneau