Finlande: Second jour

Ayant eu des journées très remplies ces derniers jours, je vais essayer de vous résumer au mieux ma seconde journée passée ici à Helsinki.
Le second jour a commencé assez tard. Il fallait un long moment pour moi pour trouver le sommeil dans ce nouveau lit, puis ensuite s’habituer aux 90cm de largeur imposée… Bref, fin de matinée passée avec une de mes colocataires à visiter le quartier, découvrir les magasins pour (sur)vivre, où prendre le train et surtout faire les premières courses… Car à des kilomètres de chez vous, malgré les différences de cultures ici, l’estomac quant à lui n’a que faire de ces balivernes après de 24h de jeune !
La nourriture est très similaire à la nôtre, ou du moins on trouve les mêmes marques… le tout étant de bien lire ou observer les photos pour ne pas repartir avec le mauvais produit entre les mains (le prix à payer quand on ne sait pas assimiler entre eux les très nombreuses voyelles que composent les très longs mots ici !). La différence majeure entre la France et la Finlande est le prix des denrées alimentaires, mais de la vie même en général. Ici, même si vous êtes habitué à faire vos courses dans les commerces des beaux quartiers comme moi de temps en temps, on voit tout de suite que le prix n’est pas trop le même à la caisse…

Enfin, je dis ça, mais en fait je vous mens ou oublie un détail qui ici nous fait plaisir à nous français : le prix des communications. Ici une carte SIM Mobicarte et sa recharge de 5€ vous est facturée 4€. Le prix du SMS est d’ici en prépayé de 7cts ! Bref, une fois vue de ses propres yeux cette différence, je me demande si j’ai bien envie de continuer à utiliser des textos en France !

Retour à l’appartement, je rencontre ma seconde colocataire qui vient de se réveiller. Une Polonaise. Nous discutons, et très vite je me rends compte d’une chose: nous français avons un niveau à chier ! (désolé de le dire de façon aussi crue, mais c’est vrai !). Après un court instant, je me retrouve à me taire, m’effacer et les laisser parler, prétextant ma fatigue… Première erreur que j’ai commise et dont je ne recommencerai plus ! Ici, tu parles, même si au début tu cherches encore tes mots… Car très vite, comme un déclic, les mots et les structures grammaticales reviennent et les conversations deviennent plus fluides. À vrai dire, après deux jours de vie ici, tu en viens à parler dans la rue avec les gens, à demander ton chemin, à prendre des informations en anglais avec le mec qui file au travail, à la fille à la caisse, ou au mec derrière les manettes du tramway… car oui, à la différence de la France, d’une on parle tous anglais, et de deux on est accueillant avec les étrangers !

L’après-midi, je décide me rendre avec la colocataire à Helsinki, ne serait-ce que pour découvrir la ville. Premier constat, le prix des billets ici est très cher ! Compter en moyenne 2,20€ pour un ticket valable une heure. Le prix des abonnements est divisé entre ceux des citoyens et les autres… où bien sûr le dernier étant assez cher.
Nous rencontrons un Algérien, vivant ici depuis 3 ans qui nous explique comment prendre les différents tramways… la simple démonstration du chemin à suivre se transforme très vite en une visite de 4h de la ville ! Quand je vous disais qu’ici les gens sont très accueillants !

Venant en fait: comment c’est Helsinki ? Je ne saurai pas vous résumer la ville avec des mots, mais mon impression de me promener dans les rues de Varsovie se confirme de plus en plus. Pour ceux qui ne comprendront pas trop, je vous joins ci-dessous des photos prisent cet après-midi-là.

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Quant au temps ici, il est frisou ! Enfin ce n’est pas en fait les températures le problème (du moins encore), mais le vent venant de la mer et les pluies qui nous tombent sur le nez.

La soirée nous la passons à l’appartement, au chaud, à discuter, l’occasion pour moi de chater sur internet avec mes amis en France et bloguer (un peu comme ce soir en fait). Et puis je ne devais pas me coucher trop tard, car le lendemain le réveil devait être très matinal pour aller à l’école remplir des formulaires !

Suite demain…

Finlande: Premières impressions

Voilà, je suis arrivé en Finlande. Alors, comment dire… Après un vol officiellement de 2h40 (je dis bien officiel, car à 40 j’avais déjà mes bagages en mains en train de sortir du terminal), je suis arrivé à Helsinki.
L’aéroport est très moderne. Le temps d’un bref instant, j’ai cru arriver à celui de Varsovie, à des années lumières de Roissy Charles de Gaulle (ça doit être ça la French Touch)… Ici, le terminal est moderne, propre et surtout ressemble à un Ikéa avec tous ces meubles en pins. Le comité est là pour nous recevoir. Il y a de nombreux étudiants qui attendent, parlent entre eux. J’ai l’impression de faire parti de la grande confrérie des Babyloniens avec toutes ces cultures qui s’agglutinent ! Très vite, j’ai un espagnol qui vient me voir, me tend sa main et se présente Hi, I’m Carlos, nice to meet you… Comment dire, à ces premiers instants, tu as l’envie de prendre tes jambes à ton cou, et fuir tant la pénibilité de la compréhension de tous ces accents est compliqué…
Je pars avec deux Allemandes, un espagnol (en t-shirt, il le regrettera, je pense !) et moi même avec deux accompagnatrices (des étudiantes de notre école). Ces dernières sont, comment dire… minimums trilingues ! Elles jonglent entre le finnois, l’anglais, l’espagnol et le français… Après tu t’étonnes qu’on dise les Français nuls en langues !

Je prends donc un bus moderne, qui rejoint le campus. Il est 22 heures zoulou (21h chez vous), et il fait déjà sombre ici. Je regarde donc les différentes structures défiler sous mes yeux… et très vite mon impression d’être en Pologne se confirme. Rien à voir avec les constructions en pierre comme à Paris… Si vous n’avez jamais visité un pays de l’Est, je ne pourrais vous le décrire (sauf en photos, mais je me garde ce plaisir là pour une note future).

Ensuite, j’arrive à mon futur chez moi. Ma porte ressemble à celle d’un coffre fort: en métal et sans poignées, avec juste au dessus des lettres en finnois invitant à ne pas déposer de prospectus.
L’appartement se compose de six chambres, propres, avec un grand placard, un lit (avec coussin et couverture), d’un grand bureau qui contient quatre tiroirs et une lampe de bureau. En dessous une petite poubelle, deux prises Ethernet (pour se relier à internet), des nombreuses prises de courants et un radiateur. Enfin, toujours dans la thématique Ikéa, je trouve une bibliothèque en pin ainsi qu’une chaise:

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Puis au centre se trouvent la cuisine, la grande douche, et deux WC… Bref, c’est pas mal du tout. À un détail près en fait: c’est vide de toute présence. Inquiet, je me renseigne si je suis le premier arrivé. Renseignement pris, j’apprends que je serai en colocation qu’avec des filles (un gars au milieu de filles !): une polonaise (bien, je vais pouvoir parler un peu aussi polonais vu que c’est une langue que je parle grâce ma mère), une lithuanienne et deux françaises (merde, je vais devoir très vitre leur parler qu’en anglais pour marquer mon souhait de ne pas parler ma langue maternelle).

Suite demain…

Finlande: J-1

Voilà, encore une journée à passer avec les miens, à boucler la valise et faire un dernier petit tri dans mes affaires. Quoi qu’il en soit, les préparatifs continuent. Le dilemme de faire tenir mes affaires dans vingt kilogrammes reste pour moi entier, tout comme celui de savoir que de nombreuses commandes depuis internet ne sont pas encore arrivées… Je sens qu’il y aura de nombreux vas et viens entre Paris et Helsinki.

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Toujours dans l’optique de mon départ programmé dans les prochaines heures, j’en ai profité jeudi soir pour retrouver mes amis lors d’une dernière soirée entre nous… Bonne ambiance comme a chaque fois, mais j’ai eu l’impression que cette dernière était plus réussie que les précédentes. Je partirai donc avec de bons souvenirs d’eux. Merci à vous d’être venu!
Merci également à ceux qui m’ont envoyé des SMS/Mails, à ceux qui se sont proposé de se voir une dernière fois dans des moments assez improvisés, mais dont je garderai des souvenirs mémorables (surtout de fous rires!)…

Bref, merci à tous ceux qui ont eu une petite pensée pour moi ou qui m’ont gratifié de leurs présences !

On me rationalise ?

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La capuchon de mon Bic témoignera de la petitesse de yaourts

Quel message mes parents veulent-ils me faire passer ? Ne me dite pas qu’à 21 ans on n’a plus le droit à ses Petits Suisses !

Finlande: J-7

Dans sept jours, à 16h40, je serai dans l’avion pour mon nouveau chez moi (du moins pour une année). Les préparatifs continuent, les dernières formalités sur le point d’être réglé.
Le plus compliqué étant de savoir synthétiser ses affaires dans 20Kg (le poids toléré pour mes bagages en soute) et de trier ceux qui viendront me rejoindre par TNT/DHL/UPS (oui, je n’ai pas encore choisi)… Entre deux réflexions de ceux types, j’ai rendez-vous jeudi soir avec mes amis pour une dernière soirée entre nous, histoire de partir avec les souvenirs d’eux…

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Bref, J-7… Lundi 25 à 16h40 Arf !

Ces chansons d’exceptions

Dans la vie on a tous ses chansons favorites. Parfois joyeuses, parfois tristes… D’autres découvertes par hasard ou tout simplement rattachées à un événement qui aura ponctué un moment de notre vie… Et si la pile éternelle existait pour alimenter mon iPod sur une île déserte, elles feraient parti de la sélection qui m’accompagneraient sur ma retraite désertique…

Depuis quelque temps, j’entends à la radio en boucle l’une d’entre elles… Certes grande découverte pour de nombreuses personnes, cette chanson vieille de plus de dix ans fait parti de mes très grands classiques depuis plus de cinq ans ! Les gens autour de moi découvrent Hallelujah de Jeff Buckley comme la grande révélation de l’année… tandis que moi, intrigué je me demande comment ce grand classique a-t-il fait pour resurgir avec tant de fracas médiatique.
Après une recherche sur le net, j’ai découvert que cette renaissance a été permise grâce à l’American Idol aux US, ainsi qu’à la Nouvelle Star en France où des candidats l’ont interprété en prime time.

Je ne connais pas ces nouvelles versions, et je n’éprouve pas l’envie de le redécouvrir tant l’originale représente pour moi la perfection ! En tout cas, je me réjouis de réécouter ce chef-d’oeuvre qui représente pour moi énormément de choses sur le plan de l’expression de sentiments… Au même titre que Brothers In Arms de Dire Straits, Rough Boy des Zz Top, Hallelujah fait parti de ma quintessence vitale !




Hallelujah - Jeff Buckley

PS: Merci à Benjamin, ainsi qu’à Philippe (et Stéphanie) de ces dernières soirées, elles m’ont fait un grand bien dans une période où j’en éprouvais le besoin… Comme quoi, le plaisir de vivre tient à peu de choses et aux vrais amis !

Préparatifs

Avec mon départ approchant pour le grand froid, je me rends compte qu’il reste encore beaucoup de préparatifs que je dois boucler pour être dans les temps.

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Entre les démarches administratives, la logistique et les petits à côté, je me rends compte qu’étudier à l’étranger n’est pas si anodin que ça ! Fort heureusement pour moi, la question du logement est une épine en moins. L’école où je vais étudier proposant une véritable aide pour se loger, j’arriverai à Helsinki avec la sérénité d’avoir déjà un pied à terre sur place pour un loyer vraiment abordable. Libre à moi de faire mon année dedans ou de chercher ailleurs…

Quant à moi, je dois affronter les administrations (publiques et privées) pour clôturer les derniers préparatifs. Celui de la banque a été le premier sur ma liste. Après les déboires pour un simple renouvellement de carte bleu avec la BNP il y a un an, j’ai préféré m’y prendre bien longtemps en avance pour une transition sans accrocs vers ma nouvelle formule. Résultat: nouvelle formule avec des options pour des étudiants à l’étranger, une nouvelle CB Visa et la satisfaction des délais respectés !
La Sécurité Sociale a été, je pense, là aussi un cauchemar que j’ai surévalué… Un simple petit tour par le site web de mon centre, un appel de cinq petites minutes, et trois jours d’attentes auront suffi pour recevoir ma carte européenne d’assurance maladie

À vrai dire, la principale difficulté ne vient d’aucune administration, mais d’un cabinet d’ophtalmologie… Même avec la chance d’être à Paris et de bénéficier de listes d’attentes moins longues qu’en province, je me rends compte que les vacances ne soient pas la meilleure option que j’ai faite pour me décider à prendre le fameux rendez-vous… Il va falloir que je trouve une solution vite pour un dernier bilan oculaire et la réalisation de mes nouvelles aides chez l’opticien !